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Poids des ex-fumeurs : sous contrôle (AT) Les ex-fumeurs prennent environ deux kilos après avoir arrêté de fumer. Mais les organismes actifs dans le domaine de la santé (Association suisse pour la prévention du tabagisme, Office fédéral de la santé publique, Ligue suisse contre le cancer, Société suisse de pharmacie) ont déclaré lors d’une conférence de presse organisée aujourd’hui à Berne que cette prise de poids n’était pas un obstacle pour arrêter de fumer. Il suffit en effet de faire un peu de sport pour contrôler les kilos superflus. Le concours "Gagnez 5'000 francs. Une bonne raison d’arrêter de fumer " constitue une incitation particulière à cesser le tabagisme. De nombreux fumeurs souhaitent arrêter de fumer. La Journée sans tabac du 31 mai 2000 et son concours "Gagnez 5'000 francs. Une bonne raison d’arrêter de fumer" donnent une bonne occasion d’arrêter. Le concours s’adresse à tous les fumeurs qui sont prêts à renoncer à la cigarette pendant un mois complet. Les cartes de participation peuvent être commandées au numéro vert 0800 882 555. Tout arrêt du tabagisme permet d’être deux fois gagnant, au niveau de la santé et au niveau du porte-monnaie. C’est pourquoi quelque 400 pharmacies lancent en mai une action d’incitation à faire des économies en distribuant de petites caisses pour mettre l’argent dépensé jusqu’à présent en cigarettes. Le métabolisme est modifié par l’arrêt du tabagisme : le nombre de calories nécessaire baisse. En moyenne, les ex-fumeurs pèsent environ deux kilos de plus que lorsqu’ils fumaient. C’est ce qu’indique une enquête représentative menée en Suisse alémanique par l’Institut suisse de médecine sociale et préventive (Berne), au printemps 1997, puis dix-huit mois plus tard, en automne 1998, auprès des mêmes personnes. En comparaison internationale, la prise de poids après l’arrêt du tabagisme est moindre en Suisse. En effet, les études internationales signalent une prise de poids de cinq à six kilos dans les deux ans. Par ailleurs, les personnes qui entament un programme d’entraînement au moment où elles cessent de fumer, prennent nettement moins de poids que celles qui arrêtent de fumer sans faire de sport pour autant. C’est ce que montrent des études scientifiques. " Il n’est pas nécessaire de prévoir un programme d’entraînement sportif particulièrement intense ni d’y consacrer beaucoup de temps ", comme l’a expliqué aux médias Bernard Marti, responsable de l’Institut des sciences du sport à Macolin. L’habitude de manger des friandises remplace souvent celle de fumer des cigarettes. Des conseils alimentaires tenant compte des habitudes et des possibilités existantes ont fait leurs preuves dans ces cas-là. Maaike Kruseman, diététicienne diplômée (Genève), a donné quelques conseils pratiques lors de la conférence à Berne :
Mais le conseil le plus important reste : " Faites-vous plaisir une fois par jour en mangeant une gourmandise ". Diverses institutions participent à la Journée sans tabac : l’Association suisse pour la prévention du tabagisme, l’Office fédéral de la santé, la Ligue suisse contre le cancer et l’Association suisse de pharmacie. La campagne est également soutenue par la Ligue pulmonaire suisse, l’Association suisse des infirmières et infirmiers, la Fédération des médecins suisses, l’entreprise Pharmacia & Upjohn AG et des organisations cantonales. Renseignements: Verena El Fehri, Directrice Association suisse pour la prévention du tabagisme, tél. 031 389 92 46, fax 031 389 92 60 Berne, le 9 mai 2000
31 mai 2000 : Journée sans tabac Dr Hugo Wick, président de l’Association suisse pour la prévention du tabagisme (AT) La Journée sans tabac jouit d’une bonne notoriété en Suisse. 77% de la population suisse a prêté attention à la Journée sans tabac en 1999, un succès sans doute lié à la continuité de cette action. En effet, la première Journée suisse sans tabac date de 1985. Au début des années 90, l’ Organisation mondiale de la santé OMS a déclaré le 31 mai Journée mondiale sans tabac. Depuis, la Suisse organise aussi sa Journée sans tabac à cette date et participe à la campagne mondiale de l’OMS. La Journée sans tabac est conçue pour inciter les fumeurs à la réflexion et pour les encourager à arrêter de fumer. Pour sortir du tabagisme, il est essentiel de recevoir information et soutien. En tant que président de l’Association suisse pour la prévention du tabagisme, je me réjouis tout particulièrement que, cette année, nous ayons pu organiser notre action avec d’autres partenaires au niveau national. La collaboration avec la Ligue suisse contre le cancer (campagne Milestone) et avec la Association suisse de pharmacie nous ouvre de nouvelles perspectives. Enfin, l’Office fédéral de la santé (OFSP) demeure, comme au cours des années précédentes, un partenaire particulièrement important pour l’AT. La campagne est également soutenue par la Ligue pulmonaire suisse, l’Association suisse des infirmières et infirmier, la Fédération des médecins suisses, l’entreprise Pharmacia & Upjohn SA et des organisations cantonales. Berne, le 9 mai 2000
Le tabagisme – problème de santé publique n° 1 Patrick Vuillème, Office fédéral de la santé publique En Suisse, env. 8'000 personnes décèdent chaque année des suites de leur consommation de tabac. Bien connu, ce fait doit être placé dans son contexte, car ce nombre de victimes est bien supérieur au nombre de décès enregistrés depuis le début de l’épidémie de SIDA (env. 4‘900 cas enregistrés depuis 1984). Beaucoup de personnes dans la force de l’âge sont ainsi touchées: en effet, on compte annuellement plus de 800 cas de décès parmi les personnes âgées de moins de 55 ans, soit plus qu’il n’y a de morts sur nos routes. En ce sens, la consommation de tabac est le problème de santé publique n° 1 chez nous. Sans conteste, l’arrêt du tabagisme est la mesure la plus efficace pour toutes celles et ceux qui entendent protéger et améliorer leur état de santé. De façon réjouissante, une majorité de fumeurs souhaitent arrêter de fumer, et plus de 1 million y sont déjà parvenus durablement, même si le chemin est sinueux. Si souvent plusieurs tentatives sont nécessaires, il faut considérer chaque tentative comme un pas de plus réalisé sur la voie du succès, un peu comme s’il s’agissait d’un apprentissage. Arrêter de fumer - pour soi-même et pour ses proches Au delà de son effet bénéfique majeur sur la santé personnelle, arrêter de fumer exerce une influence positive sur l’entourage qui considérera cette réussite comme la preuve d’un succès remporté par l’ex-fumeur sur lui-même. Pour lui, la vie en société devient plus facile, et l’exemple ainsi donné peut motiver sa ou son partenaire ainsi que d’autres fumeurs (ses propres enfants adolescents y compris) à faire de même. Un autre effet préventif très important est observable sur les enfants dont on sait qu’ils ont de fortes chances de devenir des fumeurs si l’un des parents fume. Mais lorsque les parents arrêtent de fumer, en particulier lorsque l’enfant a moins de 9 ans, leur enfant aura jusqu’à deux fois moins de chances de devenir lui-même un fumeur. Alors que l’ensemble des non-fumeurs profite de chaque tentative de désaccoutumance réussie qui diminue la quantité de fumée dans les lieux où ils se rencontrent, il y a lieu de rappeler que les non-fumeurs ont un rôle important à jouer en encourageant et en accompagnant leurs collègues ou amis qui souhaitent arrêter de fumer. En effet, cet accompagnement et d’autres aides (programme et brochures « Stop-tabac », substituts nicotiniques, accompagnement médical) augmentent grandement les chances de succès. Renseignements: Patrick Vuilléme, Office fédéral de la santé publique, tél. 031 323 87 68 Berne, le 9 mai 2000
Arrêt du tabagisme et prise de poids Dr Christoph Junker, Institut de médecine sociale et préventive De nombreux fumeurs qui souhaitent arrêter de fumer sont conscients qu’ils risquent de prendre du poids et certains renoncent même à arrêter pour cette raison. L’arrêt du tabagisme est suivi d’une certaine prise de poids. Un résumé récent de plusieurs études internationales avance le chiffre de cinq à six kilos comme prise de poids moyenne. L’étude " Swiss Longitudinal Study on Smoking Cessation " vient de nous livrer de nouveaux chiffres pour la Suisse. La première enquête réalisée sous le titre " Connaissances sur la désaccoutumance du tabagisme et adaptation de l’offre et de la demande en Suisse " a été mandatée et financée par l’Office fédéral de la santé publique. Le suivi des personnes, interrogées à nouveau dix-huit mois plus tard, a été financé par le Fonds national. Deux chercheurs de l’Institut de médecine sociale et préventive de l’Université de Berne - Gian Töny, lic. phil., et Theo Abelin, Dr méd. - ont aussi participé à cette étude. Nous avons interrogé un échantillon représentatif de fumeurs et d’ex-fumeurs de Suisse alémanique au printemps 1997 et en automne 1998 sur la fumée et l’arrêt du tabagisme. Notre propre centre d’enquête a effectué les interviews téléphoniques en demandant à chaque fois des indications de poids. Lors de la première série de questions, nous n’avons pas demandé, comme cela se fait souvent dans ce genre d’étude, si la personne se faisait du souci pour son poids, mais plutôt, de manière ouverte, quels étaient les aspects positifs de la consommation de tabac. Le contrôle du poids par la fumée faisait partie des arguments invoqués, mais pour 6% des personnes interrogées seulement. Des données complètes sont disponibles pour 505 personnes qui fumaient quotidiennement en 1997. Parmi celles-ci, 82% ont continué sans interruption, 12% ont fait entre temps un essai pour arrêter, mais fumaient toujours lors de la deuxième série de questions et 6% avaient totalement arrêté de fumer entre temps. Les fumeurs invétérés avaient pris environ 1/2 kilo, les fumeurs ayant fait une tentative environ 1 kilo et ceux qui avaient arrêté pendant ces 18 mois 2 kilos 1/2 en moyenne. Cette prise de poids supplémentaire d’environ 2 kg est signifiante d’un point de vue statistique. Il n’y a pas de différence entre les hommes et les femmes. Les personnes âgées de plus de 45 ans ont pris moins de poids. Parmi les personnes qui ont continué à fumer, celles qui avaient un plus faible poids au départ ont pris davantage de kilos. Par contre, parmi les ex-fumeurs, la prise de poids est indépendante du poids de départ. La prise de poids est donc moins importante que ce que rapporte les études américaines. Nous recommandons néanmoins aux fumeurs désireux d’arrêter, de surveiller leur poids et de demander aide et conseils en cas de prise de poids supérieure à la moyenne. Renseignements: Dr Christoph Junker, Institut de médecine sociale et préventive
Berne, le 9 mai 2000
Sport et mouvement: un double intérêt pour les (ex) fumeurs! Prof. Bernard Marti, directeur de l'Institut des sciences du sport (ISS)
De nombreuses enquêtes menées auprès de la population - suisse également - le prouvent: sport et mouvement supportent mal le tabagisme. La part de fumeurs parmi les hommes et les femmes régulièrement actifs est de 10 à 20% inférieure à celle des inactifs physiques. Des études plus spécifiques ont même montré que les personnes qui commencent un programme régulier d'entraînement à l'endurance montrent un taux de renoncement tabagique similaire à celui des femmes enceintes ou des victimes d'infarctus cardiaque. D'autres éléments peuvent expliquer cet antagonisme entre sport et fumée (dont les causes ne sont pas encore clairement définies). D'une part, le mouvement et le sport sont psychiquement délassants, déstressants, voire antidépresseurs, autant d'effets que l'on attribue volontiers à la cigarette. D'autre part, la cigarette agit négativement sur les performances physiques, ce qui est particulièrement important dans les sports de compétition. Enfin, la connotation négative de la fumée sur la santé est de plus en plus en contradiction avec un style de vie sain et sportif. L'activité physique régulière et le sport contribuent à contrôler son poids. Les personnes physiquement actives prennent au cours de leur vie moins de poids que les inactives. Cela dit, on ne saurait désigner le mouvement et le sport comme étant des remèdes-miracle pour contrôler son poids: la prise pondérale souvent observée après l'arrêt tabagique n'est pas toujours évitable. Les raisons encore plus ou moins obscures de la prise pondérale après avoir arrêté de fumer se situent au moins à deux niveaux: d'une part, la soudaine absence de nicotine abaisse quelque peu les taux du métabolisme au repos, c'est-à-dire que le besoin de l'organisme en énergie diminue légèrement, ce qui revient à dire que la même énergie dépensée conduit à une prise de poids. Mais des raisons psychologiques font aussi que l'on augmente son apport en calories après un arrêt tabagique (p. ex. les grignotages qui remplacent la cigarette). De premières études, menées notamment aux Etats-Unis auprès d'un groupe très important d'infirmières, montrent qu'après l'arrêt tabagique, la prise pondérale se révèle en moyenne moins importante lorsqu'un programme d'entraînement sportif - raisonnable et peu chronophage - est commencé simultanément. En résumé, chaque tentative d'arrêter de fumer vaut la peine et la prise de poids éventuelle est totalement négligeable par rapport au bienfait qui en découle pour la santé, sans compter que commencer un programme de remise en forme par la même occasion, c'est mettre toutes les chances de son côté! Prof Bernhard Marti, directeur de l'Institut des sciences du sport (ISS) à l'Office fédéral du sport (OFS), Macolin, tél. 032 327 61 11 Berne, le 9 mai 2000
Sevrage tabagique et Contrôle de poids Maaike Kruseman, Diététicienne Diplômée La prise de poids est l'un des principaux obstacles à l'arrêt du tabagisme. Elle est souvent évoquée comme cause de rechute lors des tentatives de sevrage tabagique. Les professionnels de la santé tentent de rassurer les futurs ex-fumeurs en minimisant le risque de prise pondérale. Il est vrai que la prise de poids moyenne est de 3 à 4 kg seulement, et s'explique par une modification du métabolisme énergétique. A l'arrêt de la consommation de tabac, le poids des ex-fumeurs rattraperait donc celui des non-fumeurs. Pourtant, 10% des personnes qui arrêtent de fumer prennent plus de 13 kg; et les ex-fumeurs qui ne prennent "que" 3 ou 4 kilos, perçoivent souvent cette prise de poids comme inacceptable. Ce sont principalement les personnes qui restreignent leur alimentation depuis plusieurs années pour contrôler leurs corpulence qui sont le plus à risque de prendre du poids lors de l'arrêt du tabac. Ceci n'est pas surprenant, lorsque l'on sait que la fréquence des pratiques alimentaires restrictives est prédictive de troubles du comportement alimentaire, et que les régimes très restrictifs aboutissent souvent -paradoxalement- à une prise de poids. Bien que certains programmes associant régime alimentaire et sevrage aient parfois de bons résultats, la prudence est de mise dans la prise en charge nutritionnelle. Celle-ci doit être effectuée par des professionnels (les diététiciens diplômés) et doit cibler les personnes qui ont peur de prendre du poids, ou qui ont rechuté dans le passé en raison de prise pondérale. L'objectif sera avant tout de contribuer à la réussite du sevrage tabagique en limitant la prise de poids, et en prévenant la survenue de troubles du comportement alimentaire. La prise en charge diététique s'effectue en 2 phases: la première vise à évaluer les comportements alimentaires (présence de restriction volontaire, de grignotages, de compulsions), l'histoire pondérale (poids minimum, maximum, désir de perte de poids, régimes effectués dans le passé, etc.), et la consommation actuelle (souvent effectuée à l'aide d'un carnet alimentaire). La seconde consiste à proposer et négocier avec le patient des objectifs pratiques à mettre en place dans le but de limiter la prise pondérale. Ces objectifs peuvent être comportementaux ou nutritionnels. Par exemple, une personne qui a remplacé l'acte de fumer par des grignotages au cours de la journée, essayera d'observer des intervalles de 3 heures minimum entre chaque prise alimentaire, de s'asseoir pour manger et de ne rien faire d'autre à ce moment. Sur le plan nutritionnel, il serait hasardeux, voire contre-productif de prescrire un régime. En revanche, des conseils pratiques simples tels que "consommer au moins une portion de légumes par repas", "s'octroyer un aliment-plaisir par jour", "limiter la consommation de préparations grasses (frites, charcuteries, aliments panés ou frits, etc.) à 1 fois par semaine", etc… seront proposés selon les habitudes et les possibilités de chacun. La peur de prendre du poids est un obstacle majeur à l'arrêt du tabac. Il est illusoire de penser qu'un régime résoudra ce problème: une personne qui cesse de fumer s'impose un changement de comportement tel, que le suivi d'un régime risque au contraire de précipiter l'échec. Cependant, une prise en charge précoce et professionnelle permet de limiter la prise pondérale et de l'accepter comme temporaire, et d'améliorer ainsi les chances de succès de sevrage tabagique. Information : Maaike Kruseman, Diététicienne Diplômée, présidente de l'Antenne des Diététiciens Genevois. Adresse professionnelle: Dép. de Médecine Communautaire, Hôpitaux Universitaires Genève 1211 Genève 14, Tél: 022/372.94.15 Fax: 372.93.59 e-mail: maaike.kruseman@hcuge.ch Berne, 9 mai 2000 Gagnez 5000 francs! Une bonne raison d'arrêter de fumer Verena El Fehri, directrice de l'Association suisse pour la prévention du tabagisme La prochaine étape pour les fumeurs: renoncer à la cigarette un mois durant peut faire gagner 5000 frans. La campagne «Milestone» est destinée à convaincre les fumeurs de choisir un événement particulier pour arrêter de fumer: un mariage, la naissance d'un enfant, un nouveau job ou la Journée sans tabac du 31 mai. Dans le cadre de cette campagne, un concours est organisé - le septième déjà! Nombreux sont les fumeurs et fumeuses qui souhaitent arrêter. Il leur manque souvent un déclic décisif. Le concours organisé pour la Journée sans tabac leur en fournit précisément un. Le concours s'adresse aux fumeurs et fumeuses prêts à renoncer un mois durant à la cigarette. Ceux qui depuis le 31 mai (Journée sans tabac) ne fument pas jusqu'au 28 juin peuvent prendre part au concours doté d'un prix de Fr. 5'000.-. Des prix supplémentaires sont à gagner dans certains cantons. Le concours fait partie du concours international «Quit and Win Contests», auquel participent plus d'une centaine de pays et plusieurs centaines de milliers de fumeurs. L'administration faîtière de ce concours est l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et c'est à l'Institut de la santé publique d'Helsinki que revient la tâche de coordonner la campagne. Le prix principal de ce concours est de 10'000 dollars américains. Les organisations responsables du concours sont l'Association suisse pour la prévention du tabagisme, la Ligue suisse contre le cancer, l'Office fédéral de la santé et l’Association suisse de pharmacie. Le concours bénéficie également du soutien de l'Association suisse des infirmières et infirmiers, de la Fédération des médecins suisses, de la Ligue pulmonaire suisse, de Pharmacia & Upjohn SA et des associations cantonales. Des bulletins de participation au concours peuvent être obtenus auprès du n° de tél. gratuit 0800 882 555, par fax: 031 389 92 60 ou par courrier électronique info@at-schweiz.ch. On peut également s'annoncer directement par la page d'accueil de l'AT www.at-suisse.ch. Conditions de participation: Sont admis à participer tous les fumeurs et fumeuses qui décident de ne pas fumer entre le 31 mai et le 28 juin 2000. L'arrêt de fumer doit être confirmé par une tierce personne. La date limite d’inscription est le 5 juin 2000, le tirage au sort aura lieu le 28 juin 2000. Afin de contrôler l'abstinence tabagique, le gagnant sera soumis à un test biologique. Le nom du vainqueur sera publié. Par l'envoi de la formule d'inscription, le participant déclare accepter les conditions du concours. Renseignements: Verena El Fehri, directrice de l'Association suisse pour la prévention du tabagisme, tél. 031 389 92 46, fax: 031 389 92 60 Berne, le 9 mai 2000
La prise de poids à l'arrêt du tabac Jean-François ETTER, maître d'enseignement et de recherche, privat docent La nicotine modifie le métabolisme des graisses et augmente les dépenses d'énergie. C'est pourquoi les fumeurs pèsent en moyenne 3 à 4 kilos de moins que les non-fumeurs, bien qu'ils mangent la même quantité de nourriture. Le poids moyen des fumeurs est donc inférieur au poids normal des personnes de leur âge, ce sous-poids peut entraîner des risques pour la santé. La nicotine induit une activation du système sympathique qui se traduit par une augmentation du taux de catécholamines. Cette activation sympathique favorise la mobilisation des réserves adipeuses et freine la lipogenèse (stockage des graisses). Les fumeurs perdent donc de la masse grasse au début du tabagisme. Après avoir arrêté de fumer, les ex-fumeurs rattrapent ce déficit pondéral. La prise de poids consécutive à l'arrêt du tabac est toutefois modérée (3 kilos en moyenne chez les hommes et 4 kilos chez les femmes). Cette prise de poids est due à l'arrêt de la consommation de nicotine, il est possible de la retarder en prenant des substituts nicotiniques (patch, chewing-gum, spray ou inhalateur).
Si vous arrêtez de fumer, vos cheveux et vos habits perdront l'odeur de fumée froide et vous aurez meilleure haleine. Vous disposerez de plus d'argent pour acheter des habits ou aller chez le coiffeur. Votre apparence y gagnera donc, malgré une éventuelle prise de poids. PD Dr. med. Jean-François Etter, Faculté de médecine, Institut de médecine sociale et préventive, Centre médical universitaire, 1211 Genève 4, tél. 022 702.59.57, fax 022 322.13.39, e-mail etter@cmu.unige.ch
La fumée en Suisse (AT) 33% de la population suisse de plus de 15 ans fument. Concernant les hommes, cette proportion est de 38% et de 27% chez les femmes. ces données émanent de la deuxième enquête suisse sur la santé de 1997. En comparaison avec la première enquête sur la santé de 1992, l'augmentation est de 3%. A l'époque, 30% des personnes de plus de 15 ans fumaient, 37% d'hommes et 24% de femmes. Dans toutes les classes d'âge, les hommes fument plus que les femmes. L'augmentation des fumeurs entre 1992 et 1997 s'est fait ressentir le plus dans le groupe des 15 à 24 ans. Il convient de noter la forte augmentation des fumeuses. Part des fumeurs entre 15 et 24 ans
Cette tendance est particulièrement visible en ce qui concerne les 15 à 19 ans: Part des fumeurs entre 15 et 19 ans
(Source: Office fédéral de la statistique, novembre 1998) Berne, le 9 mai 2000 |