Vue d'ensemble de la conférence
Introduction
La Conférence européenne Jeunes et tabac s'est tenue
durant quatre jours en octobre 1995 à Édimbourg,
en Écosse. La conférence a examiné les méthodes
potentielles et existantes permettant de générer
des actions de contrôle du tabagisme et des activités
de prévention en direction des jeunes à un niveau
européen de collaboration. À cet effet, des praticiens,
des chercheurs et des représentants du groupe cible se
sont retrouvés pour partager leurs expériences et
unir leur réflexion sur un certain nombre de questions.
Des idées ont été générées
dans différents domaines: les moyens de surmonter les barrières
à une action efficace; les moyens d'intégrer plus
pleinement recherche et intervention dans l'intérêt
des programmes sur les jeunes et le tabac et enfin, la façon
dont le Réseau Européen Jeunes et Tabac peut poursuivre
son action après sa phase pilote.
Les thèmes de la conférence ont reflété
les objectifs fondamentaux du réseau, qui sont de faciliter
la communication entre chercheurs et responsables de projet et
de contribuer à l'harmonisation des efforts dans toute
l'Europe en vue de réduire la prévalence du tabagisme
parmi les jeunes. En organisant cette conférence, le Réseau
Européen Jeunes et Tabac a cherché à progresser
en direction de ces objectifs et à engager ses membres
dans une réflexion sur les questions soulevées durant
sa phase pilote et sur le rôle futur du réseau.
Les débats de la conférence ont été
placés dans le contexte européen par Mme Soledad
Blanco, du Programme Europe contre le Cancer, en ouverture de
la journée du jeudi, et dans le contexte écossais
par le Ministre de la santé de l'Office écossais,
Lord James Douglas-Hamilton, en ouverture de la journée
du vendredi.
La plupart des délégués jouissaient déjà
d'une expérience directe de travail dans le secteur de
la jeunesse et de la lutte contre le tabagisme et avaient été
invités à assister à la conférence
car ils pouvaient contribuer au débat en toute connaissance
de cause. Chaque pays a été invité à
proposer un groupe principal de délégués,
constitué d'un chercheur, d'un décideur et d'un
responsable de projet. Les organisations de jeunes ont été
invitées à compléter la délégation
dans chaque pays. Un échantillon représentatif a
pu être obtenu grâce à l'envoi de délégués
par quatorze pays et un total de soixante-douze participants.
Pendant les deux jours et demi de travail formel, les délégués
ont entendu plus de vingt interventions; ils ont également
participé à plusieurs ateliers et ont pu voir des
expositions et des outils pédagogiques. Quelques moments
de détente ont été ménagés,
dont une réception au château d'Édimbourg,
accueillie par Lord James Douglas-Hamilton, un "ceilidh",
bal folklorique traditionnel écossais et des excursions
à Édimbourg, et dans les environs.
L'intention du Comité de pilotage du Réseau Européen
Jeunes et Tabac était de refléter le processus de
conception des programmes de prévention du tabagisme dans
sa conception du programme. La séance 2 a donc débuté
avec les résultats des nouveaux travaux de recherche sur
la prévalence du tabagisme parmi les jeunes en Europe,
présentés par le Dr Candace Currie, coordinateur
de l'enquête de l'Organisation mondiale de la santé
(OMS) sur les comportements sanitaires des enfants d'âge
scolaire. Le Professeur Keith Tones a proposé une vision
théorique, suggérant que la question des jeunes
et du tabac exigeait une "approche radicale" et des
"solutions élaborées". Les barrières
à l'intervention ont tenu une place importante et ont constitué
le thème de l'intervention finale de cette séance
par le Dr Karen Slama et celui des séances d'ateliers qui
ont suivi. La recherche, son rôle et sa perspective ont
fait l'objet de la séance 4; de nouvelles idées
de programmes ont été présentées en
séance 5 et les stratégies permettant d'atteindre
des groupes cibles plus larges en séance 6. Les délégués
se sont ensuite penchés sur des exemples d'intégration
et de collaboration dans des établissements scolaires et
des villes, ainsi qu'aux niveaux national et européen,
et ont enchaîné sur un débat sur la façon
dont la recherche et les interventions pourraient être mieux
intégrées.
Le dernier jour a été consacré au développement
d'idées de stratégies aux niveaux européen,
national et régional et à un débat sur le
rôle futur, les attributions et le financement du Réseau
Européen Jeunes et Tabac.
Le présent rapport comporte trois parties. Le résumé
propose une vue d'ensemble de la conférence, de ses buts
et objectifs et des conclusions et recommandations. Chaque séance
de la conférence est résumée et les points-clés
des interventions et des débats sont dégagés.
La deuxième partie du rapport présente les actes
de la conférence, avec un résumé des interventions
et des ateliers. La troisième partie est consacrée
aux présentations de projets en cours.
Les buts de la Conférence européenne Jeunes et tabac
étaient les suivants:
- rassembler des personnes de l'Union européenne possédant
les compétences, l'expérience et la capacité
leur permettant de promouvoir une action commune dans le domaine
des jeunes et du tabac, à savoir des chercheurs à
des postes stratégiques, des responsables de programmes
sanitaires, des représentants d'organisations de jeunes,
des décideurs, des bailleurs de fonds, des faiseurs d'opinion
et des organisations internationales;
- présenter un tableau, à l'échelle de
l'Europe, des tendances de la prévalence et des activités
dans le domaine des jeunes et du tabac;
- définir des plans pour une action commune aux niveaux
local, national et transnational;
- identifier des techniques de suivi de l'adoption, du processus
et du résultat de ces actions;
- identifier les points forts, ainsi que les éventuelles
barrières à l'action sur la prévention du
tabagisme et les moyens de les surmonter;
- définir le rôle du réseau dans le soutien
de ces activités.
La conférence s'est appuyée sur le travail résultant
d'une série de conférences européennes sur
les jeunes, l'éducation pour la santé et la prévention
du tabagisme, qui ont bénéficié du soutien
du Programme Europe contre le Cancer: Glasgow 1990, Dublin 1990,
Séville 1993, Montpellier 1993, Frascati 1994, Empoli 1994
et Dublin 1994. La planification de la conférence d'Édimbourg
a respecté deux intérêts particuliers:
- impliquer des professionnels des organisations de jeunes,
permettant ainsi de dépasser l'orientation traditionnelle
vers les cadres scolaires;
- contribuer à une plus grande intégration entre
les réseaux européens actuels pour lesquels la lutte
antitabac constitue une priorité, tels que le réseau
des Écoles santé, le Réseau Villes sans Tabac,
le Réseau des Médecins généralistes
contre le tabagisme, le réseau Hôpitaux sans tabac
et le Réseau des Clubs de jeunes Européens non-fumeurs.
La conférence avait d'autres buts, qui reflétaient
les objectifs du Réseau Européen Jeunes et Tabac
proprement dit:
- promouvoir la collaboration entre chercheurs et responsables
de projet;
- collecter, diffuser et partager des exemples de bonnes pratiques
dans le domaine des jeunes et du tabac;
- promouvoir l'intégration des activités de lutte
contre le tabagisme afin d'explorer les méthodes permettant
d'ouvrir la question du tabagisme à une audience plus large
de jeunes.
Les délégués ont été invités
à examiner plusieurs thèmes fondamentaux dans les
ateliers prévus durant la conférence. Ces thèmes
étaient directement liés aux domaines que les organisateurs
de la conférence visaient à aborder:
- identifier les barrières à l'activité
de lutte contre le tabagisme et les moyens de les surmonter;
- définir des plans pour une action commune aux niveaux
national et européen;
- développer des stratégies permettant d'impliquer
les chercheurs et les responsables de programmes dans le développement
et l'exécution des programmes;
- définir le futur rôle du Réseau Européen
Jeunes et Tabac.
Trois séances d'ateliers au total ont été
consacrées à ces questions, qui ont été
envisagées à plusieurs niveaux:
- quelles sont les améliorations nécessaires dans
chaque pays pour renforcer l'intégration de la recherche
et de la mise en oeuvre des programmes?
- comment une collaboration au niveau européen peut-elle
soutenir de meilleures pratiques et amplifier l'intégration
transnationale des programmes?
- comment parvenir à une action européenne commune?
- quelle action le Réseau Européen Jeunes et Tabac
pourrait-il mener pour soutenir les développements dans
toutes ces sphères?
Les conclusions auxquelles sont parvenus les délégués
sont présentées plus loin, suivies de recommandations
spécifiques sur le travail devant être entrepris
par le réseau.
La séance 3 a été consacrée à
l'examen des barrières s'opposant à une prévention
efficace. Les barrières identifiées peuvent appartenir
à cinq grands domaines: insuffisance de connaissances,
de financement et de soutien, contraintes au sein des structures
organisationnelles, stratégies d'interventions inadaptées.
Les délégués ont identifié les facteurs
qui, selon leur propre expérience, ont contribué
à la situation présente dans chacun de ces domaines.
Insuffisance des connaissances et de la compétence
- Les informations spécialisées sont souvent inaccessibles
car rédigées dans une langue étrangère.
- Les différences dans les niveaux de connaissance et
dans les perspectives rendent l'accès à l'information
difficile.
- Les acteurs de terrain trouvent l'accès aux travaux
de recherche souvent difficile.
- Les conseils d'experts peuvent être difficiles d'accès
pour les professionnels de terrain.
- La recherche n'a pas suffisamment approfondi le rôle
du tabac dans les cultures des populations d'immigrés et
de réfugiés ainsi que dans les groupes à
faible revenu.
Financement limité
Il peut être difficile de trouver des fonds, en raison de
la crédibilité exigée et de la nécessité
de pouvoir accéder aux structures décisionnelles.
- Des projets similaires entrent en concurrence pour des fonds
provenant des mêmes sources.
- Les décisions de financement sont influencées
par le climat qui règne au moment de la prise de cette
décision.
- Il faut obtenir un soutien financier des organes nationaux.
- Les résultats ne pouvant être mis en évidence
à court terme, il est difficile d'obtenir le financement
de projets stratégiques à long terme.
Manque de soutien
- Le soutien des enseignants, des animateurs de groupes de jeunes
et autres est difficile à obtenir dans un contexte de marasme.
- Les enseignants reçoivent une formation très
limitée en matière d'éducation pour la santé
et il n'est pas stipulé que leur travail dans ce domaine
constitue une part essentielle du programme d'enseignement national
(au Royaume-Uni).
- Les enseignants et les parents pensent parfois que certaines
questions sanitaires, comme la drogue ou la sexualité,
sont plus importantes.
- Les animateurs de groupes de jeunes doivent également
être formés.
Contraintes structurelles
- Les stratégies de promotion de la santé ne sont
pas globales.leurs programmes sont mis en oeuvre sur le même
sujet et il est difficile de savoir lequel suivre.
- Il existe des problèmes de rivalité et de concurrence
entre les organisations qui réalisent un travail de même
nature mais qui ont adopté des approches philosophiques
différentes.
- Les structures existantes limitent les professionnels à
des approches verticales.
Stratégies d'intervention
- Les stratégies varient d'un pays à l'autre.
- Le travail des chercheurs et des professionnels de terrain
n'est pas intégré.
- Il faut trouver des approches nouvelles et innovatrices.
L'intégration de la recherche et des interventions pour
la lutte contre le tabagisme constituait le thème de la
séance 8. Les délégués ont identifié
et réparti en quatre rubriques les techniques qui permettraient
d'améliorer la situation dans leurs pays respectifs: collaboration
intersectorielle, préparation, évaluation et diffusion
des programmes. Leurs conclusions étaient les suivantes:
Collaboration intersectorielle
- Les groupes cibles doivent participer davantage à l'élaboration
des programmes.
- Le travail des organisations gouvernementales et non gouvernementales
doit être coordonné.
- Il faut promouvoir l'intérêt du travail commun.
- Il s'impose de créer des réseaux nationaux de
collaboration au sein de différents pays.
- Un financement par d'autres secteurs renforcerait la collaboration.
- Il est nécessaire d'explorer la diversité des
méthodologies utilisées dans différents pays
afin de progresser vers une harmonisation des approches.
- Préparation des programmes
- Il convient de parvenir à une différentiation
plus subtile des groupes cibles afin de prendre en compte les
facteurs socio-économiques, les différences entre
les sexes, l'ethnie et l'âge.
- Il s'impose de faire mieux connaître la logique du programme
aux intermédiaires.
- Les programmes devraient tenir compte de la situation locale
et être adaptés à la communauté concernée.
- Il faudrait mettre mieux à profit les groupes d'intérêt
particulier pour la définition des besoins du groupe cible
et des intermédiaires.
- La recherche dans le domaine des valeurs et des modes de vie
des jeunes doit être approfondie.
Évaluation des programmes
- Les méthodes utilisées pour l'évaluation
des programmes doivent être améliorées.
- Diverses techniques, y compris des essais de contrôle
randomisés et des études qualitatives, devraient
être utilisées.
- Une série de facteurs pourrait être mesurée,
dont l'efficacité du personnel, les normes sociales, la
modification des attitudes et les variables intermédiaires.
- L'accent doit être mis sur l'intérêt de
l'évaluation.
- L'évaluation doit être démystifiée
auprès des praticiens.
- Il convient d'intégrer l'évaluation au processus
de planification, en précisant les buts et méthodes
et en identifiant les ressources financières et autres
nécessaires pour mener cette évaluation.
Diffusion des programmes
- Les stratégies de diffusion doivent être définies
dès le début du programme.
- Il faut faire pression sur les responsables des stratégies
et les décideurs pour obtenir leur soutien au programme.
- L'identification des facteurs facilitant ou entravant la diffusion
doit faire partie intégrante du processus de développement
du programme.
- Une évaluation du processus de diffusion permettrait
d'améliorer les pratiques.
- Les techniques d'amélioration de la diffusion peuvent
comprendre l'utilisation d'un langage accessible et des interventions
lors de séminaires et de conférences.
L'assemblée a estimé que le Réseau Européen
Jeunes et Tabac tient une place importante dans la lutte contre
les barrières à une intervention efficace et dans
la promotion de l'intégration de la recherche et de l'exécution
du programme. Durant la séance 9, les délégués
ont réfléchi à ce qu'ils attendaient du réseau.
Ces échanges ont mené à l'identification
de plusieurs domaines dans lesquels le réseau pourrait
élargir ses activités.
Développement de son rôle de forum pour l'échange
des informations
De l'avis des délégués, le rôle essentiel
du réseau consiste à faciliter l'échange
d' informations, d' expériences et des compétences
en matière de recherche, de bonnes pratiques, de sources
de financement et de contacts utiles. Les délégués
ont estimé que la poursuite de la publication du bulletin
était importante et que cet outil permettait de diffuser
les données nouvelles, les travaux de recherche, les informations
sur les financements et les innovations dans les programmes. L'assemblée
a exprimé son appréciation du bulletin et de la
possibilité d'accéder à la base de données
d'informations tenue par le réseau. Certaines améliorations
à apporter au bulletin et à la base de données
ont été suggérées:
- la mise en place d'un comité de rédaction pour
le bulletin;
- des informations supplémentaires sur la base de données
concernant les autres réseaux de lutte antitabac, les organisations
travaillant dans le secteur de l'épidémiologie et
les contacts internationaux fondamentaux;
- un accès plus facile à la base de donnée,
éventuellement par Internet.
- Il a été jugé important de rassembler
les gens par le biais du réseau dans divers forums afin
de débattre de thèmes présentant un intérêt
commun. Les suggestions de forums incluaient:
- réunions, conférences, groupes de travail, séminaires,
échange d'experts et commissions
- Les thèmes ci-dessous ont été donnés
comme exemples de questions pouvant être examinées
avec profit:
- atteindre les groupes de professionnels et les animateurs
sur le terrain
- interventions en dehors du cadre scolaire;
- principes directeurs pour l'évaluation;
- partage des expériences et des pratiques, avec des
animateurs qui assurent des interventions similaires partout en
Europe.
- Amélioration de l'accessibilité des résultats
des travaux de recherche et développement de la compétence
des membres en techniques de recherche
- Les résultats des recherches pourraient être
collectés et diffusés par l'intermédiaire
du réseau dans un langage accessible aux praticiens et
dans des langues autres que le français et l'anglais.
- Le réseau pourrait coordonner la formation en techniques
de recherche et d'évaluation.
- Le réseau pourrait créer des possibilités
de perfectionner les méthodologies et les stratégies
et de parvenir à un consensus en matière d'efficacité.
- Il serait possible de développer des méthodologies
et des principes directeurs dans le domaine de l'évaluation
et de les diffuser par l'intermédiaire du réseau.
- Le réseau pourrait servir à promouvoir l'intérêt
d'un travail qualitatif tourné vers les processus en tant
que méthode d'évaluation.
- Des visites d'étude et des échanges d'experts
pourraient être organisés entre pays afin de faciliter
l'adoption transnationale de méthodes et de programmes.
- Le réseau pourrait permettre de parvenir à un
consensus sur les stratégies les plus efficaces et pourrait
soutenir leur adoption.
- Le réseau pourrait coordonner l'élaboration
de questionnaires annuels sur les jeunes et leur environnement
social en relation avec le tabagisme.
Coordination des activités des agences dans le domaine
de la lutte antitabac
- Le réseau pourrait assumer ce rôle par les moyens
suivants:
- développement de liens de communication avec d'autres
réseaux et soutien à la création de réseaux
nationaux;
- rapprochement des chercheurs et des praticiens et coordination
de l'activité entre organisations;
- mise en place au niveau européen d'un groupe de liaison
(du type évoqué par le Dr Hein de Vries en séance 4)
en vue de développer un projet sur la diffusion du programme.
Définition d'un rôle dans le processus de financement
Les stratégies suivantes ont été suggérées,
bien que les délégués aient reconnu que le
réseau, pour mener à bien cette tâche, devrait
renforcer son profil et sa crédibilité:
- le réseau, en tant que projet international, pourrait
atténuer les problèmes de financement en soutenant
les demandes de fonds, notamment celles impliquant une collaboration
entre divers pays;
- le réseau pourrait également identifier les
besoins et sources de financement et faire pression à cet
égard;
- une présélection des demandes de financement
pour des projets sur les jeunes et le tabac pourrait être
réalisée par le réseau.
- Contributions au réseau proposées par les participants
à la conférence
- Une large sélection de compétences, informations,
ressources et soutien a été proposée:
- contributions au bulletin;
- accueil de la prochaine grande conférence;
- information sur les projets dans les pays respectifs;
- publicité pour le réseau dans les pays respectifs;
- mise en place de réseaux nationaux au nom du réseau
Jeunes et tabac;
- idées, compétences et nouvelles voies à
explorer;
- lieux de réunion;
- traduction du bulletin en allemand et diffusion.
Sur la base des conclusions de la conférence dans les domaines
qui précèdent, une série de recommandations
officielles a été élaborée pour le
Réseau Européen Jeunes et Tabac.
Les délégués sont officiellement convenus
que le réseau devrait poursuivre ses activités et
que ses buts devraient être les suivants:
- consolider le développement de la base de données
et des possibilités d'y accéder;
- faciliter les actions communes et l'échange d'informations;
- organiser des réunions annuelles du réseau;
- mettre en place des task forces sur des sujets particuliers,
tels que:
- nouveaux médias,
- programmes visant les mass media,
- programmes en milieu scolaire,
- interventions hors milieu scolaire,
- recherche,
- les jeunes et leurs besoins,
- principes directeurs et listes de contrôle pour la planification
et l'évaluation,
- clubs de jeunes non-fumeurs
- formation;
- nommer des équipes de coordination nationale pour le
réseau et le bulletin;
- faire participer les jeunes au réseau et leur fournir
une plate-forme leur permettant d'exprimer leurs besoins et leurs
points de vue;
- élaborer un plan à long terme pour une association
structurée;
- demander aux organisations des États membres de verser
un droit d'inscription permettant de financer la part de 20% du
budget du réseau qui n'est pas prise en charge par la CE.